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Les Jardins d’Amènta

Conte symphonique pour orchestre opus 13 (1997)

Commande de l’Orchestre National de Lyon.
Dédié à Anne Le Forestier-Florentz.
Durée : 32 minutes.

Idée maîtresse.
L’accueil du défunt dans l’Amènta, au terme de la Psychostasie (Papyrus d’Ani, Livre des Morts égyptiens). Forte influence des conversations avec J. L. gravement malade. Expériences d’approche de la mort et du passage vers l’au-delà.
Nombreuses lectures sur les expériences de NDF. Relecture du livre Le Troisième Œil de T. L. Rampa. Divers contes égyptiens, à partir desquels j’ai donné les titres des 29 séquences des Jardins d’Amènta.

Voyage en Égypte au printemps 1994 : Alexandrie, Denderah, Luxor, Abu-Simbel.

Source d’origine animale : 11 oiseaux + 12e oiseau séparé + autres animaux :
Mante religieuse. « I’Kaggen » (dieu Bochiman).
Chiffre 37-40 : balancement harmonique/rythmique de la petite harmonie.
Cobra d’Afrique du Nord, Chiffres 61-62 : flûtes 1-2 et 4 cors cuivrés.
Divers autres animaux en relation avec le panthéon égyptien.

d’après les carnets de Jean-Louis Florentz.

Extraits de presse

Les Jardins d’Amènta, que Jean-Louis Florentz sous-titre « conte symphonique », commande de l’O.N.L. a été composé spécialement pour tous ses musiciens. « Concerto pour orchestre » serait une définition possible dans la mesure où les interventions entrecroisées de groupes d’instruments ou de solistes en constituent la trame.
En réalité, les Jardins d’Amènta sont bien autre chose : une somptueuse forêt, une de ces forêts tropicales où les plus beaux oiseaux du monde échangent des chants de jubilation sur fond de vrombissement d’insectes fabulenx, de psalmodies grégoriennes ou d’incantations africaines. L’orchestre au grand complet y respire une sensualité qu’on ne s’était plus permise depuis Debussy (ou depuis Messiaen dans une certaine mesure) [...] grandiose ivresse dispensée par cette musique faite de générosité et de couleurs.

Philippe Andriot, Le Tout Lyon du 3 juin 1997

Comme dans ses œuvres précédentes, Florentz fait référence aux cultures d’Afrique orientale puisque ce « conte symphonique » se fonde sur un épisode du Livre des Morts égyptiens, et se présente sous forme d’un flux continu subdivisé en un grand nombre de sections narratives imperceptiblement liées entre elles et que distingue pourtant le jeu des groupes instrumentaux, les changements de pulsation et d’atmosphère, de sorte que l’on a ici affaire à un véritable concerto pour orchestre, où chaque partie, richement et finement ouvragée, possède sa propre autonomie sans cesser de s’intégrer dans la riche masse symphonique.
Conçue au cours de la résidence du compositeur auprès de l’Orchestre National de Lyon, cette ample partition est un merveilleux cadeau pour l’orchestre et pour chaque instrumentiste en particulier, sans cesse sollicité par des interventions intéressantes. La tonalité suspendue mais toujours polarisée, la coloration sans cesse changeante relance, sans cesse, l’intérêt de l’auditeur et l’on peut prédire à ces Jardins une carrière fructueuse : c’est de tels ouvrages que les orchestres et le public manquent le plus aujourd’hui.

Jacques Bonnaure, La lettre du musicien, n° 201 de décembre 1997
(texte reproduit avec l’aimable autorisation de La Lettre du Musicien pour le site consacré à Jean-Louis Florentz)

Audition et enregistrement

Création : 29 et 30 mai 1997 à Lyon, auditorium Maurice-Ravel.
Orchestre National de Lyon
Direction : Emmanuel Krivine.

CD MFA 216023, MFA-RADION FRANCE (1998), distribution Harmonia Mundi.
Orchestre National de Lyon
Direction : Emmanuel Krivine.

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